Eosine

Jeudi 15 mars 2007

Ce matin dans les maternelles : le co-sleeping. Alors, comment vont-ils traiter ce sujet polémique ? Et bien, de façon à peine orientée: 3 mamans qui dorment toujours avec leus bébés de 3-4 ans et qui n'en peuvent plus. Un pédiatre qui brandit le risque de mort subite du nourrisson (et le fameux risque d'écraser son bébé sans s'en rendre compte... Pathétique). Une psychiatre qui brandit le tabou de l'inceste....

De façon générale, je n'aime pas les démonstrations où tous les arguments vont dans le même sens. Ca m'énerve.

Et bien là... J'étais servie !

Je ne suis pas un ardent défenseur du co-sleeping, mais ça me paraît une possibilité pratique avec un tout petit, surtout lorsqu'on allaite.

Et puis j'ai des exemples autour de moi où la séparation se passe bien... Et c'est ce qui se passe dans la grande majorité des pays du monde...

 

par Eosine publié dans : Bien naître
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Lundi 12 mars 2007

Vu aujourd'hui une jeune maman. Elle, je l'aime pas. C'est pas très objectif (z'allez voir ! ), mais c'est comme ça.

 Vous vous souvenez de la pub où une jeune maman blonde exhibait son nouveau-né ainsi que ses superbes abdos ? C'est un peu ça l'idée, poussette plus grande-tu-meurs, petit fut blanc transparent pour montrer qu'elle a bien perdu tous ses kilos de grossesse.  

Il y a qqs jours, elle a demandé à chef des farines pour épaissir le lait. Son nourrisson n'a que 2 mois, donc elle a refusé (risque d'allergie ++). J'aurais fait pareil. Son nourrisson se réveille la nuit, chouine un peu, et se rendort tout seul.

Elle est donc revenue aujourd'hui chercher une tétine premier âge lait épaissi. Ca n'existe pas, peut-être parce qu'on n'est pas sensé donner de lait épaissi chez les tout-petits... En tout cas pas sans avis médical, normalement ça se donne en cas de régurgitation.

Donc voilà je sais bien que c'est pénible de ne pas dormir et que je serai la première à me plaindre d'être naze quand enfin j'aurai un petit....

Mais bon faut pas se leurrer, les réveils la nuit ça fait partie du kit naissance... Mais c'est comme ça, j'aime pas le principe "je gave mon môme pour avoir la paix la nuit".

par Eosine publié dans : Bien naître
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Dimanche 14 janvier 2007

Jeudi soir : réunion bien naître sur la péridurale.

Cette soirée a débuté par un petit exposé sur la description de l'acte médical, puis ce qu'on entend habituellement sur la péri, enfin avantages et inconvénients.

Rien de bien neuf, et ensuite on est passé à la discussion. ça j'adore : les femmes qui racontent leurs accouchements, leur ressenti à ce moment, il y a de beaux moments d'émotion à la clé. Et cette fois, il y avait beaucoup de monde, une interne en anesthésie, un papa seul (c'est rare et c'était très intéressant), 2 papas infirmiers, plus 2 animatrices de la lll et 2 SF (comme d'hab).

Alors qu'est ce q j'ai retenu de tout ça ? Que les conditions de naissance se dégradent dans le coin. L'ancienne maison de la naissance a été regroupée il y a quelques années avec d'autres cliniques, et en a conservé le nom mais pas les pratiques. Il y un projet d'ouverture de vraie maison de la naissance dans notre ville, atenante au CHU. Une des SF fait partie de la commission au ministère, mais apparement le projet peine à avancer, et ce n'est pas sûr q ça se fasse un jour. Par contre si ça se fait, ça pourrait se monter en 2008... Avec accompagnement global et tout. J'adore cette sage-femme qui est vraiment fantastique, donc... Si je pouvais avoir le choix entre un accouchement à domicile (aad) avec une autre SF extra rencontrée à l'assoc, et accoucher en maison de naissance avec elle, je serai très rassurée. Ca me plaît pas du tout que mon accouchement dépende de sur qui je tombe ce jour là. Je sais, faut que j'arrête de vouloir tout maitriser, mais des accouchements, j'en vivrai pas beaucoup et je ne veux pas avoir de regrets.

Donc voilà... quelques moments forts : une jeune femme qui a accouché il y a peu de temps, à la maison de la naissance. La SF était très peu dispo (c'était pas le bon jour, mais bon c'était LE jour pour elle). Elle n'a pas pu changer de positions. Il faut dire qu'elle a accouché très vite, en 20 minutes, sans péri. Pendant les soins à la maman, le papa a pris sa fille contre sa peau, a enlevé sa chemise. Un interne en anesthésie ui a dit q c'était obscène, de se rhabiller (Mais de quoi je me mèle ????). Une fois sa chambre, alors qu'elle voulait tenir sa fille dans ses bras, la SF lui a dit de respecter son premier sommeil. Le lendemain, elle s'est réveillée "ah oui j'ai accouché hier, ah oui". Et comme elle disait : "je savais que je pouvais la prendre , mais je l'ai écoutée...comme une conne quoi". Beaucoup, beaucoup d'amertume dans sa voix.

Une autre maman, elle aussi au bord des larmes. Pourtant elle a accouché il y a plus de 6 mois. Elle a eu un accouchement long et douloureux. Elle ne voulait pas prendre la péri, mais après 2 jours je crois de contractions, elle a craqué. Elle nous raconte comment ils ont demandé à son homme et à son fils de sortir, pendant qu'elle expulsait le placenta. C'est une fois dehors q son fils a ouvert les yeux pour la première fois. Elle luttait pour ne pas pleurer en nous racontant ça.

Un peu plus positif, les accouchements à l'ancienne maison de la naissance. Cette femme qui voulait absolument utiliser le tabouret (me branche pas moi, enfin chacune son accouchement !), qui raconte avec beaucoup de bonheur et de fierté le moment où elle a attrapé son bébé, et a été la première à le découvrir.

Ce papa venu seul, qui bien qu'infirmier raconte comme c'est impressionnant, le bloc, les tenues. Il a une réflexion très juste, sur ce qu'à terme ça représente, l'accueil d'un nouveau-né, sur ce qu'on veut pour nos enfants. Ca me renvoie à un livre que j'ai lu il y a peu "tu ne laisseras point pleurer", de Dr Cohen, pédiatre. C'est très psy et pas très facile à lire, mais il défend la thèse qu'avec des enfants mieux aimés on construirait une société moins violente. Ne pas répondre aux pleurs d'un bébé est pour eux d'une très grande violence.

Enfin pour finir : dommage que les équipes ne proposent pas plus d'alternatives à la péri (positions, massages, bain, etc...). La plupart des femmes aimerait discuter de leur accouchement avec la SF avec qui elles ont accouché. Et je trouve vraiment dommage qu'il n'y ait pas d'élèves SF ou même plus de SF aux réunions. Que tout le monde aille bien physiquement, c'est bien, et psychologiquement ?

 

par Eosine publié dans : Bien naître
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Lundi 20 novembre 2006
C’était le titre de l'émission des maternelles, pas forcément bien choisi, mais bon, le processus d’attachement mère-enfant c’est moins parlant.
Et bien c’était passionnant, enfin surtout terrifiant.
Les 2 femmes qui témoignaient avaient quelques détails en commun : accouchement difficile, l’absence d’émotion lorsqu’on leur pose le bébé sur le ventre, les gestes mécaniques pour s’occuper de son enfant, le sentiment de ne pas être adapté à ses besoins… Le témoignage le plus terrifiant c’était cette mère qui a réalisé qu’il y avait un problème à la naissance de son 2ème enfant. J’ai versé ma petite larme devant leur situation et je dois dire…
 
Je parle de l’importance d’un accouchement peu médicalisé pour moi (ici), en maison de naissance ou à domicile. Je parle du long cheminement vers ce souhait. Enfin pour être honnête, je ne commence pas au bon moment.
A vrai dire, tout commence bien avant ma naissance. Un peu difficile d’en parler, mais mon père a beaucoup souffert du manque d’amour de sa mère. Quand il allait l’embrasser, elle lui foutait des coups des pieds… Je peux vous dire que quand votre père vous raconte ça à 50 piges, ça fait drôle ! C’était le vilain petit canard, son père rentrait le WE, le rouait de coups sur les conseils de sa mère alcoolique, bref une enfance maltraitée.
Je pense que c’est pour ça que le maternage me parle autant. Porter son enfant, l’allaiter, c’est très important pour moi.
Enfin y’a ça et pas seulement…
Ma naissance. Perte des eaux à 4h du mat’ (mon père venait de partir bosser), expulsion un peu après 10h30. Ma mère a été complètement endormie pour l’accouchement, ils ont du poser un forceps, le cordon était trop court selon leurs dires.
Elle s’est réveillée seule. Elle a sonné, sonné… Personne ne venait. Une aide-soignante, qui ne lui a donné aucune nouvelle. Enfin mon père est arrivé, et elle a su qu’elle avait une fille. Quand elle me raconte ça plus de 20 ans après, je ressens son stress et son malheur. Comment peut-on faire une chose pareille ?
Enfin, une rencontre manquée. Après elle avait peur de me donner le bain… Je pense qu’elle a du mal à m’investir, et moi j’étais un bébé terroriste, qui buvait 40mL tous les 1h30… Enfin voilà. Ces moments ratés ne se rattrapent jamais.
On met en place des  psys pour pallier à ça. Comme d’habitude en France on ne sait pas faire de prévention, entourer les femmes enceintes, réfléchir aux pratiques obstétricales. Ils le font très bien dans les pays nordiques, des groupes de femmes d’enfants du même âge. Donc voilà moi tout ce que j’en dis : je vais continuer d’aller aux réunions de l’asso « bien naître ». Et je serai armée pour choisir et défendre notre naissance.
par Eosine publié dans : Bien naître
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Lundi 23 octobre 2006

Après la naissance, le bébé a pendant 2h un état d'éveil, d'une intensité et d'une durée qu'il ne retrouvera pas avant plusieurs semaines. L'idéal c'est une première tétée avant toute séparation. Ensuite l'enfant est somnolent 24h. Pour le stimuler, le porter en peau à peau, et proposer le sein aux signes d'éveil, qui peuvent être discrets. 36h après l'accouchement, le bébé est très demandeur: l'idéal est de répondre à la demande, ce qui permet une montée de lait harmonieuse et suffisante.

La moyenne des tétées (allaitement exclusif) est de 8 fois par jour (avec de grandes variations entre les bébés), de la naissance à 6 mois. Attention aux mauvais conseils des professionnels de santé mal informés !

Au cours des 6 premières semaines, il y a plus de tétées entre 18h et 6h qu'entre 6h et 18h. En particulier on observe des tétées rapprochées, groupées en début de nuit. Cela s'inverse au fil du temps.

On observe aussi des périodes "de pointe", où le bébé est très demandeur, qui durent 2-3 jours, à 3 semaines, 6 semaines, 3 mois. Il faut prévenir les mamans, qui se demandent si le bébé a assez de lait, et combien de temps ça va durer.

C'est parfois au moment de maladies infantiles, de poussées dentaires, avant un développement important (ex: avant la marche), ou lors d'événements : mariage, déménagement.

 

Pour suivre l'allaitement, on évalue 3 critères:

-         le nombre de couches mouillées (<3/jour: problème)

-         la prise de poids

-         le comportement du bébé: un bébé qui suce son poing, son pouce, une sucette toute la journée manque peut-être de lait.

 

Dans ces cas là, il faut essayer de voir ce qu'il se passe: mauvais conseils pour l'allaitement, problème médical.

Voilà encore une fois, le mot d'ordre est celui-ci: on se renseigne avant la grossesse ! Ce n'est pas seule à la maison, crevée, débordée, dans une situation de crise, avec des conseils contradictoires de l'entourage, que l'on prend les bonnes décisions, et ça se termine souvent par un arrêt prématuré de l'allaitement.

 

 

 

par Eosine publié dans : Bien naître
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