Eosine

Dimanche 1 juillet 2007

C'est fini... Et dire que c'était la ville de mon premier amour ! " Naaan, toute ressemblance avec une situation existante s'achève avant cette dernière phrase !

Bon voilà, c'est fini. Plus de "vous etes trop rapide, vous mettez votre tasse
 de thé trop près du bord," plus de "Ouaouh elle a mon age elle parait vachement plus ! " "C'est normal, c'est la coiffure, les fringues, le maquillage !" Oui c'est vrai je suis une clodo ! Plus de : "ah vous allez travaillez en grande surface ? Ben ça va changer de rythme !" Plus de post-it partout, ben oui on est 3 c'est trop difficile de dire les choses, plus de sous-entendus implicites à décoder à deux balles- ah  tiens, je croyais avoir quitté le collège il y a un moment pourtant !

M'enfin après tout je suis parfaitement détestable aussi. Je suis mince (contrairement à elles), pas trop mal sans trop de ravalement de façade, j'ai un parcours atypique et je ne suis pas conventionnelle. Par dessus tout, j'ai horreur de faire les choses pour l'unique raison que l'on fait comme ça depuis la nuit des temps-j'ai besoin de comprendre, insupportable remise en question.

Je mesure la chance que j'ai de pouvoir me permettre d'envoyer valser et de remettre en cause cette situation. Ce n'est pas donné à tout le monde. Et avec des enfants et un crédit sur le dos, je me serai sentie vraiment dans l'impasse, et je ne sais pas ce qu'il aurait pu arriver.

"Si tu peux voir détruit l'ouvrage de ta vie
Et sans dire un seul mot te mettre à rebatir,
Ou perdre en un seul coup le gain de cent parties
Sans un geste et sans un soupir"...

Ces mots et la suite du poème, je me les répétais sans cesse pendant le concours de première année, pour me donner du courage, tenir jusqu'au bout.
Ils sont revenus ces jours-ci, meme si je les trouve un peu discutables.
Enfin on repart à zéro, j'aurai appris ce que j'éviterai à tout prix, gagné un peu d'argent...

Le départ sur le pas de la porte a été inexistant. "Au revoir, bon WE", et c'en est fini de neuf mois et demi de ma vie. Je n'ai pas dit aux clients que je partais. Beaucoup vont me manquer, et puis on oublie.
C'était une expérience passionnante d'etre au coeur de la vie d'un petit village. Les familles qui s'agrandissent, les bébés qui naissent et grandissent, les personnes agés qui vieillissent. Cette femme de plus de 80 ans charmante, qui perd la tete. Ce monsieur du meme age qui a tout sa tete, et qui flirte légèrement avec beaucoup d'humour. Cette autre femme qui démarre un second cancer... Ces épouses dévouées à leurs maris gravement malades, qui vieillissent et jamais ne se plaignent. 
Vraiment, beaucoup me manqueront.

Ce mois-ci a été plus calme, et j'ai mesuré l'extreme solitude dans laquelle je me trouvais. Qu'il y ait 10 personnes à attendre, collègue au téléphone depuis une demie-heure pour un problème inexistant, chef en vadrouille on ne sait trop où. Qu'il n'y ait rien à faire, et personne pour discuter... 
J'étais seule, seule, archie-seule. 
Alors que ça peut etre tellement agréable avec une bonne ambiance !!

Enfin, elles continueront leur petit train-train. Elles sont toutes 2 coincées ensemble dans cette mouise. Et j'ai le privilège de 2 grands bonheurs perdus pour elles :

JE SUIS JEUNE, ET JE SUIS LIBRE !

 

par Eosine publié dans : La démission
ajouter un commentaire commentaires (6)    recommander
Samedi 2 juin 2007

Bon je pensais avoir déjà touché le fond du fond, et en fait non.
Je reprends suite à des événements qui dépassent l'entendement.
Je suis arrivée en retard ce matin, 4 minutes, c'est mal.
Chef a voulu me parler dans le bureau. 
J'y ai donc appris ce qu'elles me reprochent. Si je ne pleurais pas, ça me ferait rire ! 

Donc. Il ya environ 1 mois, j'emmène ma tasse là bas, pour pouvoir boire un thé de temps en temps et tenir les derniers temps. 
Mais.
Je pose ma tasse trop près du bord, et donc elle pourrait tomber. (et ça c'est grave).
Je me retrouve donc dans une conversation absurde  " vous posez votre tasse trop près du bord, elle pourrait tomber."
anti_bug_fck Ne saisissant pas l'absurdité absolue, le surréalisme de cette discussion, je réponds "Mais ça n'est jamais arrivé !"
"jusqu'au jour où"
Juqsu'au jour où elle tombera sur la moquette, et ça c'est grave.

On me reproche aussi de ne pas refermer les tiroirs. Je tombe des nues, je n'en ai pas l'impression, et quand bien même.
J'ai passé la matinée en pleurs, ac collègue qui jubile.

Il ya pas un proverbe qui dit "quand on veux tuer son chien, on dit qu'il a la rage ?"
Voilà je voulais tenir jusqu'au bout je ne sais plus pourquoi, maintenant c'est clair : je ne remets pas les pieds là-bas.

par Eosine publié dans : La démission
ajouter un commentaire commentaires (16)    recommander
Mercredi 23 mai 2007

Encore un article que je vais sûrement supprimer car trop désespérant.
Hier, chef m'a rappelé qu'il fallait que je récupère ma journée de lundi, à raison de 7h. "2 matinées ou une journée en heure supp ?"

Bon ça va, les heures supp à 15% j'ai déjà donné, ça va donc nous faire 2 matinées de +... Elle est pas belle la vie ???!!
Je suis à peu près sur que collègue les fera pas.
Et puis...La solidarité je suis pour, j'aurai été plutôt fière de payer mes premiers impôts cette année, pour un autre gouvernement. 
Mais là punaise....
Qui est solidaire avec moi qui me tape toutes les commandes du début à la fin depuis 10 jours, la télétrans, et voit toujours 2 fois plus de clients que collègue ? Ah mais c'est vrai, j'oublie, c'est de ma faute, je suis trop rapide !!!
C'est un peu la goutte d'eau, avec la fatigue, la benzo de 2h du mat parce que j'arrive pas à fermer l'oeil, entre la fatigue et les nerfs, je m'isole et je pleure un peu. Mes tensions dans le dos reviennent en force, j'ai envie d'avaler un myolastan, ou 2 ou 12, une petite TS en plein taf ça met de l'ambiance, mais bon je me dis que ça pourrait nuire à mon avenir professionnel. (c'te conscience professionnelle c'est pitoyable).
Cette nuit histoire de bien décompresser je cauchemarde du taf. Je rêve que des clientes disent préférer l'ancien pharmacien, et moi je pleure : "mais qu'est-ce que j'ai fait ?"
Une de mes anciennes collègue qui a un certain franc-parler m'a dit que j'étais en plein syndrome de Stockolm, que c'était 2 larves, qu'il fallait que je les laisse entre larves.
Je leur en veux de me faire vivre cet enfer alors qu'elles se prostitueraient pour leurs clients.
Heureusement que je bosse dans la santé !

par Eosine publié dans : La démission
ajouter un commentaire commentaires (3)    recommander
Lundi 21 mai 2007

Des mois que  j'aurais du le faire, mais bon j'étais dans l'idée "on n'attrape pas des mouches avec du vinaigre ! " Et d'habitude, la gentillesse, ça marche bien.
Le contexte : grosse tempête cette nuit, très mal dormi du coup. Le léger mal de crâne de quand on est naze, avec de légers vertiges- qu'est ce qu'elle tourne, aujourd'hui, la terre ! 
Pas au top, donc. Collègue arrive. Sert une cliente, notre cliente subu qui vient chercher son comprimé (cp), tous les jours. Me dit au passage :" tu sais, on a l'habitude de barrer la boîte, d'habitude, qd on entame une nouvelle." 
Ca me gave parce que ça fait 9 mois que je le fais 4 fois par mois. Je lui réponds donc " je le fais d'habitude, là je ne l'ai pas fait j'en suis désolée". Po très méchant, mais de façon un peu irrespectueuse... Elle le perçoit bien, et grommelle un truc sur la semaine qui commence bien.  C'est bon, n'a qu'à pas me casser les c... ! Est ce que je lui fait la remarque de son homéo qu'on n'aurait jamais reçu si je l'avais pas commandé ? Et bien, je devrais. 
'fin bref, ça se termine... OUF et définitivement sans regrets !

par Eosine publié dans : La démission
ajouter un commentaire commentaires (5)    recommander
Dimanche 20 mai 2007

Samedi matin, ma collègue. En ce moment, elle a le don de me taper sur les nerfs dans les 2 minutes après mon arrivée à la pharma. Donc j'arrive, elle branloute (comme d'hab). J'ai le temps de déballer, valider la commande d'homéo et de commencer la commande grossiste. Elle me demande : "elle est où l'homéooooo ?!" "Dans le bac sous ton nez" (ne pas le dire, surtout ne pas le dire !). "Hein, pardon, tu dis ? " Ah oui parce qu'en + du reste elle est sourde comme un pot.... Et elle a cette phrase toc, qui revient souvent, prononcée sur une demie-minute. Je réponds : "là, dans le bac. " "Pardon j'ai pas compris." "'TAIN TU LA VOIS PAS ?!!!" , on se reprend, "elle est là".

Arggggg !!! + que 6 semaines ! c'est déjà bcp pour ma santé mentale. La patience n'est décidément pas une de mes qualités.

En ce moment, il y a un truc qui m'intrigue. Quand j'achète mon pain à la boulangerie. Il y a au moins 3 vendeuses, le prix d'une baguette c'est qd même pas bien cher, il y a aussi sûrement des employés pour faire le pain et les gâteaux. Soit :  beaucoup plus d'employés (la plus grosse part des charges d'une entreprise), pour le prix du pain peu élevé, alors que les boulangers restent les artisans les mieux rémunérés (les patrons). Pas du tout les mêmes conditions qu'à l'officine, et pourtant ça tourne ! Je me fait donc légèrement exploiter ???
Non, sans blagues ?!

par Eosine publié dans : La démission
ajouter un commentaire commentaires (4)    recommander

Recherche

blog journal intime sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus