Vu dans mes stats overblog : il ya quand même qq1 qui est arrivé ici en tapant : "sortir avec un string dans la rue" sur un moteur de recherche.
J'avoue, je suis perplexe...
Bon, voilà, je viens de lire un article parfaitement révoltant ici. Je décide au moins de continuer à parler pour que les femmes se rendent compte que non, ce n'est pas normal. Que
la contraception est mieux suivie lorsque c'est celle que la femme choisit...
Ma chef a un jour refusé la délivrance de la pilule du lendemain à une adolescente. Elle a également prévenu l'autre pharmacie du village de ne pas la délivrer. Et après on se permet de
fustiger les inconscientes qui avortent, hein...
Le refus de délivrance de la pilule du lendemain par le pharmacien est illégal. Le pharmacien a également l'obligation de délivrer une information sur la contraception, les
coordonnées du planning familial.
Si le pharmacien refuse, ne pas hésiter à rappeler que c'est illégal, et menacer d'un courrier au conseil de l'ordre des pharmaciens.
Petites histoires récentes. Les gynécos du coin ont un âge certain. Une copine, à peine arrivée, a été félicitée car elle ne portait pas de strings (signe d'enfer et de damnation), et facteur
avéré (?) d'infections, selon cette femme charmante.
Non mais de quoi je me mèle !!! Soyons fous, je vais voir dans pubmed s'il y a une étude à ce sujet. Et bien non...
Une jeune femme, cet été. On commence à discuter des effets secondaires de l'implant, et de fil en aiguille elle me raconte son parcours. Elle souffrait de douleurs pendant les règles
au départ, puis un peu tout le temps. Des douleurs majeures, qui la faisait hurler lorsqu'elle urinait. La gyné lui a dit que c'était normal, "zetes une femme, zavez mal : normal, le pêché
originel, tout ça."
(Je rappelle que non, les douleurs pendant les règles ne sont pas normales. Même (surtout) si toutes les femmes dans votre famille en ont souffert. Il faut toujours consulter un gyné
compétent, ou un médecin gé compréhensif. N'écoutez pas ceux qui disent que c'est normal... Ca ne cache pas toujours qq chose, mais il y a des questions qui doivent être posées.)
Au final, en a parlé à son médecin gé, qui a prescrit une écho pelvienne. C'est pas comme si le gyné avait tout le matériel pour la faire au cabinet, hein. A l'écho a été découvert un kyste
endométriosique de 10 cms sur les ovaires. Elle a ensuite subit une coelio, 6 mois de ménopause artificielle. Bouffées de chaleur, tout ça... Chouette à 26 ans.
Une autre pratique qui me sidère, les prescriptions de duphasto* par les gyné pour "faire revenir les règles", chez les femmes qui éprouvent des difficultés à concevoir. Ce n'est pourtant
pas les règles qui contribuent à fabriquer des bébés, c'est l'ovulation... Et prendre du duphaston avant l'ovulation est le meilleur moyen de la bloquer. Et toutes les femmes n'ovulent pas à
J14... Et chaque cycle est différent.
Seul point positif : la prescription "sauvage" de clomid a largement ralenti, ce qui permet d'éviter bon nombre de grossesses multiples.
Au final, c'est désespérant et hallucinant, mais ça arrive encore en France en 2007.
Le nova T, stérilet au cuivre le moins efficace -6 % de grossesse à 3 ans, qd même !-, et qui est un des plus posés en France, est retiré du
marché !!!
Youhouhou !!
La mauvaise nouvelle, c'est qu'il est retiré depuis des années dans les autres pays européens, et que le labo a écoulé ses stocks en France.
Ah et ce n'est pas moi qui donnerai le dernier nova t que nous avons en stock... Je n'ai pas eu à en délivrer depuis un moment, ce qui m'évite un gros cas de
conscience.
Question :
- à quelle fréquence consulter un gynéco ?
Réponse :
- 2 fois par an !!!
Quoi ?!!!!
Mais ça va pas la tête ?!!!! 2 fois par vie, oui !
Ca fait 2 ans que j'ai pas vu un médecin gé !!! Et je n'ai jamais mis les pieds chez un gynéco... Vu ce que j'en entends et ce que je vois... Je suis mieux
informée en contraception que la plupart de ceux du coin...
Et j'étais dans le sujet, vu que comme beaucoup de femmes j'ai très très peur des examens. Et un toucher vaginal tous les 6 mois c'est absolument inutile,
aucun n'a permis de détecter mon endo qui de toute façon n'est pas une contre-indication à la pilule.
Et puis je m'en fous, enceinte j'irai voir une SF qui ne fait pas de TV systématiquement...
'fin Martin Winckler et Michel Cymes ne sont pas particulièrement potes, au contraire.
Une info plus logique ici.
Vu une jeune fille de 19 ans.
Elle aurait qqs symptomes d'hypothiroïdie, elle a froid, elle est fatiguée (pas vraiment pathognomonique ). Après contrôle, TSH, écho, tout est
normal. Cependant son osthéo lui a conseillé une pilule moins dosée...
Il y a un ou 2 osthéo dans le coin qui outrepassent légèrement leur fonction, prescription de remèdes homéo (à faire noter par le médecin ensuite).
Là c'est quand même légèrement abusé. Le médecin gé a prescrit la pilule la plus chère, pas très dosée, avec ce fameux progestatif sensé faire mincir.
Sauf que. Jusqu'à présent, elle prenanit une pilule remboursée à 30 et 40 µ d'ethinyl estradiol. Les pilules remboursées sont aussi celles qui présentent le
moins de risque cardio-vasculaire (avec les progestatifs 2ème génération) Elle a 19 ans, avec une pilule micro-dosée elle s'expose à un risque de grossesse. Certaines très jeunes femmes
ovulent pendant les 7 jours d'arrêt.
En plus elle a un problème d'acné... La pilule n'est pas un traitement de l'acné !! Au CHU, la dermato spécialiste de l'acné n'en prescrivait jamais. Après, il
est judicieux de choisir une pilule adaptée (à climat oestrogénique).
Enfin bref. J'avoue j'étais hallucinée que les osthéo conseillent ça... Chacun son boulot et nos ovules seront bien gardés.
On voit souvent des prescriptions curieuses en gynéco, est-ce parce que c'est un domaine que je connais bien ? (très simple une fois que l'on a bien compris
les interactions hormonales).
Et donc ce matin : une jeune femme, 23 ans. Elle a une prescription pour une pilule normo-dosée (donc fortement dosée en oestrogènes), la seule encore
commercialisée, peu utilisée, quasi plus que chez les femmes avec des traitements inducteurs enzymatiques.
Je discute, car c'est un peu surprenant. En fait elle prend cette pilule du fait de spotting, qui sont généralement liés aux pilules progestatives ou à climat
progestative, du fait de l'atrophie de la muqueuse.
C'est à peu près la 10ème pilule qu'elle prend... Et là, plus de spotting, mais elle demande du "progestogel" en plus, un gel à la progestérone pour les
douleurs/tensions dans les seins.
Pas étonnant cette tension, avec la dose d'éthinyloestradiol qu'elle prend...
Je ne sais pas ce qui a été fait avant, mais une pilule à climat oestrogénique semblait une bonne solution. Et puis si ça ne marche pas : lui expliquer qu'un
spotting c'est gênant mais peu grave, et surtout surtout qu'il y a d'autres solutions que la sacro-sainte pilule...
Bon je l'envoie sur le blog de Martin Winckler.
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