Jeudi 28 décembre 2006
Mercredi, avons eu plein de cas de comptoirs intéressants.
- 1 femme à qui avait été prescrit un corticoïde à inhaler. Un système assez perfectionné, avec contrôle sonore et visuel. Elle vient en se plaignant que ça ne marche pas. Je lui montre donc comment l’utiliser, ce sont des systèmes pas évidents à utiliser, surtout si on n’a pas l’habitude. Effectivement, elle ne l’utilise pas bien. Je lui montre… Et c’est l’échec total. J’ai eu beau lui montrer plusieurs fois de façon fort ridicule (« j’expire à fond-je bloque- j’inspire lentement et profondément –je bloque-j’expire lentement»), et changer de langage (on n’ « inspire » pas, on prend sa respiration, on n’ « expire pas », on souffle), impossible d’avoir le moindre résultat. J’ai beau lui dire et lui répéter d’expirer à fond, lui montrer, elle soufflotte 2 secondes. Même chose pour l’inspiration, et c’est elle qui est sensée libérer la dose, donc forcément ça ne marche pas. Ca m’a tellement désespéré que j’ai fait le test sur mon souffre-douleur favori en rentrant- il a compris. Au final, elle revoit le médecin qui prescrit un spray de corticoïdes à inhaler. Le corticoïde n’arrivera pas plus au poumon, mais elle aura l’impression que ça marche vu qu’elle déclenche la pulvérisation…
- Une maman m’amène une petite fille qui se plaint de démangeaisons dans le dos, et qui a des boutons. Je regarde, et aucun doute n’est permis : des petites vésicules translucides, en bouquet, dans le dos. Je n’ai le droit de rien dire (seuls les médecins peuvent poser un diagnostic), donc je l’envoie chez le médecin : c’est bien un zona. Au final, mon stage en dermato est bien utile. Vu et reconnu un impétigo il y a quelques temps aussi.
- Une jeune femme, 35 ans, qui a des migraines tous les mois au moment des règles. Elle vient avec une prescription d’une boîte de 12, de la main de la secrétaire, donc je lui rappelle les doses max, 4 par semaine, 10 par mois. Ca engage la discussion, et elle me dit qu’elle a des migraines tous les mois, au moment des règles. On parle donc de revoir un gynécologue, et je lui propose la pilule en continu (oui c’est possible, et un vrai bonheur !). Sinon certains gynécos essaient de supplémenter en oestrogènes la semaine d’arrêt, mais ce n’est pas aux mêmes doses (doses de traitement hormonal substitutif, donc beaucoup plus élevées).
Voilà, une journée intéressante !

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