Allez, on va parler un peu de la gestion des traitements de substitution à l'héroïne. Tout d'abord, contrairement à ce que la plupart des gens pensent- et des pharmaciens, aussi, malheureusement- le but du jeu n'est pas d'arrêter le traitement substitutif. Juste d'arrêter l'héroine. L'objectif principal est de limiter les risques infectieux des injections, et les surdosages, avec un produit sûr à avaler. Par ailleurs, le subu et l'héro étant disponibles à peu près partout dans les rues, celà s'inscrit également dans une démarche de réinsertion, et ce d'autant plus q la législation sur ces produits est particulièrement contraignante pour nous, et oblige le patient à prendre RV chez le médecin tous les 28 jours, etc...
Nous avons 3 clients à la pharma, dont 2 nouveaux que l'on connait peu, et une jeune femme qui est à un stade critique. Elle prend du subu depuis des années, se l'injecte par petites quantités. On lui délivre par 2-3 cps. Seulement là elle reprend une activité professionnelle, et on est amené à lui donner parfois plus de cps. Mais elle est incapable de se gérer qd elle en a plus, et surconsomme.
J'ai donc appelé le centre de pharmacodépendance, parce que je ne savais pas quels conseils lui donner. 2 conduites à tenir (merci lolipop !) : soit prise en charge en CSST, ac passage à la méthadone étant donné qu'il y a mésusage ac le subu. Cependant, elle a 2 petites filles et commence à travailler, donc ça parait difficile pr le moment. Je vais qd même lui en parler, histoire q l'idée fasse son chemin.
Soit la délivrance journalière de subutex, qui me parait + facile à mettre en place dans un premier temps.
Celà dit, on progresse : elle ne nous raconte plus de bobards pour avoir ses comprimés.

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