Pour la première fois depuis des mois, ce matin j'ai fait ce constat: j'aime mon job !
J'ai aimé trouver une réponse adaptée à mon client de ce matin, éclats de soudage (soudure est impropre, frérôt me l'a assez dit), à travers la grille de protection des pompes.
Comme il sort d'une mycose, il est partagée entre grosses chaussettes pour protèger les brûlures qui ne cicatrisent pas, et fines chaussettes pour la mycose.
Avons trouvé des supers hydrocolloïdes de taille adaptée, même pas chers.
J'aime que les gens me confient leurs petits bobos, tracas, qu'on en parle, en rigole parfois.
Le samedi c'est plus sympa, c'est plus varié, y'a bcp de boullot, mais plus de conseil, et c'est plus valorisant.
En fait, c'est juste que le reste de la semaine, c'est pas possible. Avec toute la bonne volonté du monde, je ne peux pas bosser correctement ac 6 personnes qui attendent, la commade grossiste à moitié déballée, la télétrans pas faite depuis 1 semaine, 4 caisses de commande directe pas rangée.
Bon et sinon... Les élections approchent à grand pas et m'angoissent moult. Je ne veux pas passer les plus belles années de ma vie sous la dictature d'iznogood, je ne veux pas bosser plus pour des clopinettes et pour offrir un 4X4 au bien-aimé patron, je ne veux pas que mes impôts servent à engraisser les riches et affamer les pauvres, je ne veux pas d'intensification de l'agriculture...
...
De toute façon, s'il passe j'achète une yourte, j'entre en décroissance. Je refuse de verser le moindre denier d'impôt pour lui.
Mai 1968, mai 2008...

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