J'ai encore hier bénéficié des gentillesses de collègue. Y'a un client avec qui j'ai un certain nombre de problèmes de communication, parce qu'il est bougon,
et parce qu'une des premières fois où je l'ai servi, il y a eu un malentendu.
Bien sûr c'est le père de nénettes avec qui j'étais au collège... Ce qui ne me met pas plus en confiance.
Le mois dernier, je lui ai donné sa première boîte de rimonabant, il attendait son ordo d'exception et l'accord de la sécu pour ce nouveau médicament. Il est
bien dans la cible, diabétique, surpoids majeur. Je la laisse en attente de l'ordo et de l'accord, si on a tout ça rapidement on facture, sinon il paye.
Bon et là il envoit sa femme pour la 2ème böîte, sans ordo d'exception et sans accord...On a déjà une boîte sur les bras.
Du coup collègue en fait tout un pataquès, appelle le médecin, rappelle la cliente, alors que tout le monde était déjà bien au courant le mois dernier et qu'il
est d'accord pour payer les premières boîtes...
Elle m'aurait demandé ça lui aurait pris bcp moins de temps et de coup de fil... Mais c'est tellement plus simple de s'isoler pour appeler la terre
entière.
Je lui ai dit après qu'ils étaient bien au courant de tout ça, et au passage que j'avais du mal à comprendre ce papi qui parle dans sa barbe.
J'ai donc eu la gentille phrase "tu comprends ce que tu veux entendre", oui mais oui mais bien sûr ! J'essaye d'arranger les gens, c'est un peu la base,
mais bon ce n'est la philosophie de la maison que lorsque ça les arrange ou va dans leur sens.
Elle m'a trouvé patiente hier, moi pas du tout, mais bon tant mieux si ça donne cette impression là... Les gens qui me connaissent ne s'y tromperaient
pas.
Donc.. Suis allée voir le grand chef qui tient les 3 SEL, pour le mois d'Août. Les locaux sont exigüs, mais qu'est ce que je suis contente de bosser là
bas ! Vu 3 collègues qui discutaient, c'est fou le bien que ça fait, je suis en total manque de bienveillance. Je suis contente des horaires, contente de faire de la para, y'a plein d'HE... Le
pied, quoi.
Et sinon parlons de moi... Mon autre grand-père va mal. Ma cousine l'a vu hier, il est resté prostré sur le canapé sans répondre à ses questions. Ma grand-mère
dit qu'il va très bien-mouais quand il entamé sa dépression, elle soutenait mordicus qu'il dormait la nuit alors que mon grand-père affirmait le contraire. "et toi, tu dors ?" "ben donc tu peux
pas savoir s'il dort !" Toujours cette manie de tout dissimuler, c'est fatigant.
Depuis que je suis gamine, je suis estampillée gamine "intelligente". A ce titre j'étais la référente en orthographe, en lettres en tout genre. Ac la
séparation de mes parents, j'ai fait psy, assistance sociale et confidente, et l'impression que c'était moi l'adulte, eux les enfants.
Tant que j'avais une vie sociale et professionnelle équilibrée, je tenais le coup. Là, bcp moins. J'ai entendu l'emission sur europe 1 ce midi -une dépression,
c'est donc ça ? Peu importe, j'en connais la solution, plus qu'un mois et demi à tenir.
Et puis, j'ai assumé pas mal de choses ces derniers temps, mon père que je n'arrive pas à empêcher de partir bourré fêter le 31 décembre 2005, (ça tombe bien,
son métier c'est de conduire !) qui se plante en voiture et me stresse un max.
Mes 35h de stage, les derniers exams, la thèse, que je passe peu de temps après le début du CDI. Après, le calme relatif, et malgré tout la déception-
j'espérais faire plein de choses, sport, asso, AMAP, tout tombe à l'eau, on est loin de tout, je manque d'énergie.
Je finis par démissionner. Le jour où mon homme me dit qu'on ne fera pas d'enfant dans ces conditions, que ce n'est pas la peine de vivre une grossesse dans
ces conditions, j'ai tout perdu.
Cette démission est une vraie déchirure. Le CDI qui devait tout m'apporter, la possibilité de bien se loger, de devenir propriétaire, de fonder une
famille...
Ce CDI qui pouvait tout m'apporter m'a tout repris, et me laisse sur la route amaigrie, fatiguée, déprimée.
Je dois aussi faire le deuil de l'espoir de bébé en 2008, ce qui m'ôte le restant de mes forces.
Donc... On espère pouvoir louer la maison que retape le père de Laetitou. Bien logés, un bon départ ! Reste à trouver le bon poste- à l'autre bout du
département maintenant probablement !
Voilà et je me permets d'appeler à plus de bienveillance dans vos remarques. Certes, je suis souvent l'avocat du diable, et je ne me range pas à l'argument du
plus grand nombre sans me forger mon propre avis. Mais je suis un être humain... Un peu fatiguée de se justifier, en ce moment.
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